Le Printemps des Poètes dont on ne célébrera jamais suffisamment la belle vitalité, la capacité d'entrainement des volontés dont il fait preuve, a décidé de mettre cette année la Poésie au cœur des arts. Nous nous en réjouissons bien entendu. Depuis toujours la musique a partie liée avec la poésie. Qui est aussi danse. Qui partage avec le théâtre un même souci de la présence et de la voix. Et dont toute l'époque moderne a montré à quel point ses relations avec la peinture ont stimulé leurs créations qu'elles soient communes ou simplement réciproques. Peinture, théâtre, danse, musique on ne manquera donc pas de célébrer un peu partout ces fécondes alliances. Y intégrant ici ou là, le cinéma, la vidéo et la photographie. Et bien entendu, nous l'espérons cet art typographique dont des gens comme François Da Ros par exemple avec lequel nous avons travaillé repoussent quotidiennement les limites.

Il existe toutefois un art qui me paraît devoir être un peu négligé à l'occasion de cet évènement. Un art avec lequel pourtant, la poésie a depuis toujours principalement à voir : celui aujourd'hui bien reconnu du paysagiste.

C'est pour pallier cette injustice relative - car déjà tout un récent Printemps des Poètes y fut intégralement dédié - que nous nous sommes autorisé à publier le texte ci-dessous consacré aux relations étroites que nous voyons entre le travail des poètes et celui des paysagistes qui furent d'abord jardiniers.

Les amateurs de jardins et de paysages y croiseront (mais très vite) les figures de Le Nôtre comme de Michel Courajoud, celles de Mallarmé et du moine Strabon. Dans une réflexion où l'on ne saura plus très bien ce qui est du poète ou bien du jardinier. Du ciel ou de la terre. De l'apparente fermeture des tracés et de l'ouverture qu'ils créent.

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