LES DECOUVREURS

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samedi 20 juin 2015

QUE SONT LES GENS ? AURÉLIE FOGLIA.

COUVERTURE_GENS_DE_PEINE.jpgDrôle de mot que le mot gens. Nous nous en servons régulièrement pour désigner les autres. Les anonymer en catégories comme nous aimons faire de tout. Paresseux que nous sommes à distinguer le singulier, l'unique, sous l'étiquette commode des termes génériques. J'ai quant à moi, de plus en plus de difficultés face aux généralisations hâtives. Je déteste entendre parler des hommes en général, des femmes, des jeunes ou bien des flics. Du peuple aussi, bien sûr, pour ne rien dire des français, des arabes et même encore des politiques. Là où d'autres pensent Poésie, j'essaie de penser poèmes. Alors quand on parle devant moi des gens, je me défie de cette apparence de compassion, de cette morgue plus ou moins bien dissimulée, par laquelle parlant des autres, les uniformisant, nous nous régalons de l'illusion de notre souveraine et distincte supériorité.

Ce n'est pas exactement cette attitude que j'ai trouvée à l'œuvre dans le petit livre d'Aurélie Foglia, justement intitulé Gens de peine. Là où l'on pouvait craindre ces irrésistibles coulées de bons sentiments par lesquelles de belles âmes cherchent avant tout à exprimer leur hypocrite et tellement exceptionnelle sensibilité, l'ouvrage d'Aurélie Foglia se propose au contraire de réintégrer chacun de nos egos boursouflés, dans l'ordinaire collectif que nous formons quand même, des compris dans la masse, des promis à la mort qu'à travers la plupart de nos comportements, héros piètres, affolés à la perspective des gloires les plus infimes, nous nous refusons à être.

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dimanche 18 janvier 2015

IMPOSTURES. LES CHAUDRONS FONT DU BRUIT.


Allez, c'est reparti. La grossière bêtise est de retour. À supposer, et c'est se montrer optimiste, qu'elle ait su un seul instant se contrôler. Le pseudo-poète imbécile T. Deslogis sur un site prétendument culturel qui lui confie une partie de son espace, crache sur les poètes qui n'ont pas su, comme lui, se montrer à la hauteur des évènements qui viennent d'endeuiller notre pays. Il suffira aux amateurs d'insanités prétentieuses de lire le grossier tissu de clichés malpropres par lesquels cet individu prétend nous éclairer sur ce qui pourtant devrait susciter la mise en œuvre de toutes les ressources de notre intelligence sensible, pour constater une nouvelle fois que la poésie comme puissance réelle de transformation et d'élargissement du monde a tout à perdre en se prostituant, pour quelques clics ou quelques like aux medias que n'encombre aucun souci d'exigence intellectuelle et artistique. Je m'en suis à plusieurs reprises, je crois, suffisamment expliqué sur ce blog pour qu'il soit utile d'y revenir aujourd'hui.

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dimanche 11 janvier 2015

DIMANCHE 11 JANVIER 2015.


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dimanche 2 novembre 2014

POIDS DE LA POÉSIE ?


DAUMIER_LECTURE_D_UN_POEME.JPGMe trompe-je, ou pour reprendre le célèbre diagnostic jadis posé par le poète anglais Wordsworth dans sa préface aux Lyricals ballads de 1800, un certain nombre de nos poètes tendent aujourd'hui vers une poésie s'affichant de plus en plus comme une mascarade bariolée de tours de passe-passe, (…) de hiéroglyphes et d'énigme? Ne sont-elles pas de moins en moins nombreuses, parmi les voix qui comptent (je ne parle naturellement pas de celles qu'il m'arrive d'étriller pour leur revendicative indigence) celles que semble toujours préoccuper le vœu de Canetti de maintenir ouverts les accès entre les êtres et qui se montrent soucieuses, pour reprendre un mot cette fois de Salah Stetié, de la comestibilité de leur écriture.
Bien entendu, je n'ignore pas que la poésie est une forme particulière et exigeante de parole. Que plus le langage ordinaire, collectif, s'affadit, se délite, se prostitue même sous l'influence des poisons de nos sociétés technico-commerciales dont la visée n'est autre que l'asservissement de chacun au monde devenu marchandise, plus la poésie ne peut s'éprouver que comme une forme active de résistance dont l'écart avec les parlers médiatiques ne peut que s'élargir. Est-il cependant bien normal que tant de poètes, soient aujourd'hui à nos propres oreilles, pourtant attentives, relativement inaudibles. Ou simplement ennuyeux, du fait du caractère trop visiblement fabriqué, inutilement compliqué, un brin prétentieux et surtout émotionnellement affecté ou avare, de leur œuvre.

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lundi 22 septembre 2014

ÉCART OU DE LA FOLLE PRÉTENTION DES POÈTES RATÉS.


UN_POETE_DAUMIER.jpgLes récriminations incessantes des ratés m'excèdent. Parmi elles il en est que je supporte moins encore: celles de ces poètes qui n'ayant rien à dire, rien à nous faire éprouver qu'une profonde commisération pour leur piètre maîtrise, s'offusquent de l'absence d'écho que suscite dans les media leurs œuvres ridicules. Je ne sais qui est ce T. Deslogis dont j'ai découvert il y a quelque temps qu'il nourrissait l'ambition de sauver l'humanité humaine (sic) en publiant chaque jour un poème de sa composition dans un quotidien qui aurait l'intelligence de lui ouvrir enfin ses colonnes! Mais en matière de dénonciation quant au scandale qu'il y a à frustrer le bon Peuple de sa voix immortelle, ce monsieur ne fait pas dans la dentelle et il semble que son obstination tout comme l'aveuglement de certains de ceux à qui il s'adresse, paient: chacun peut désormais régulièrement se délecter sur le site d'une revue dédiée à la culture, d'un poème de M. Deslogis traitant d'une actualité aussi capitale que le fut, par exemple, la récente sortie d'un ouvrage signé par une Dame Trierweiler !

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