LES DECOUVREURS

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mercredi 13 août 2014

MUSÉES METZ. CERTES PAS QUE POMPIDOU !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA C’est entendu. Les musées ne sont que des prisons. Pire : de vastes cimetières d’œuvres mortes. Et notre époque est à cet égard nécrophile qui vient y jeter par troupeaux de plus en plus considérables ces forçats culturels qui en rendent d’ailleurs la visite trop souvent insupportable.

Le complexe de musées de Metz, dits de la Cour d’or, échappe heureusement encore à ces foules sérieuses, conditionnées, auxquelles on n’a pas encore imposé de se perdre dans ces deux kilomètres et demi de salles. Dans ce peu banal enchâssement de musées remarquables, à condition qu’on s’y rende sans attente particulière et surtout, répétons le, sans y être porté par le sentiment de redoutable obligation qui semble désormais de règle, rien n’empêche donc l’esprit, la curiosité étonnée et active de redonner de la vie, une autre vie mais de la vie quand même et pour soi, à ces adoucis, raccourcis, voire déloyaux, dépôts du temps qui, comme disait naguère l’idiotie collective, quelque part toujours, nous interpellent.

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samedi 5 juillet 2014

LUCIEN SUEL DANS LE JARDIN DU MONDE.

je_suis_debout.gifDans un récent billet, j'évoquais Je suis debout le dernier livre de Lucien Suel, sélectionné dans le cadre du Prix des Découvreurs 2014-2015. J'y mettais essentiellement l'accent sur la pluralité et l'inventivité des formes mises en œuvre dans ce livre qui, en réponse à des sollicitations fort diverses, rassemble des textes écrits sur une assez longue période. Je voudrais aujourd'hui rendre davantage justice au caractère proprement extraordinaire et merveilleusement poétique de la démarche de cet auteur qui s'affirme aujourd'hui comme l'un des plus nécessaires en ce qu'il réaffirme visiblement la possibilité pour notre poésie de demeurer ce lieu majeur à partir duquel il nous est offert de nous éveiller vraiment au monde.

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jeudi 8 mai 2014

AU NOM DE QUELLE LOI ? ATELIERS D'ECRITURE, RESIDENCES D'ECRIVAINS, RENCONTRES…


Chasseur_de_primes_Bastard.jpgJe viens de recevoir du poète Joël Bastard un petit livre publié par La Passe du vent que je ne saurais trop conseiller à tous ceux qui, plus ou moins médiateurs culturels, organisateurs de résidences, d'ateliers d'écriture, de rencontres en librairies, médiathèques, centres culturels ou en milieu scolaire, attirent ou acceptent de recevoir des écrivains dans le cadre de politiques sur la pertinence comme sur l'efficacité desquelles on devrait peut-être parfois davantage s'interroger.

Intitulé très éloquemment Chasseur de primes, le livre de Joël Bastard attire l'attention avec une franchise fort peu courante dans le milieu, sur la réalité de certaines de ces opérations prétendument littéraires qui n'ont malheureusement pas toujours d'autre intérêt à ses yeux que de permettre à l'homme qu'il est de gagner, fort modestement, l'argent dont il a besoin pour vivre, en privant cependant parfois l'écrivain qu'il est aussi, de la nécessité de disposer librement de son temps.

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samedi 8 février 2014

CINQUIÈME BABEL DU LYCÉE BERTHELOT AU CHANNEL

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Les lycéens de Berthelot ont participé une nouvelle fois très nombreux à la cinquième Babel organisée par leur établissement avec le concours de la Scène nationale du Channel dans la merveilleuse salle du Passager réalisée par le Directeur de la célèbre compagnie La Machine, François Delarozière.

Autour des 3 poètes invités: la syrienne Maram Al Masri (Prix des Découvreurs 2011), l'espagnol Juan Antonio Gonzalez Iglesias et la française Edith Azam plus d'une cinquantaine d'élèves ont lu avec la complicité de certains de leurs professeurs des textes en anglais, en latin, en italien et bien sûr en espagnol tandis que d'autres ont pu lire quelques-uns de leurs textes propres. Plus de 150 de leurs camarades étaient présents pour constituer un public qui les a chaudement encouragés.

Cette Babel, réalisée avec le soutien financier de la Région Nord-Pas-de-Calais, a aussi été l'occasion pour Juan Antonio Gonzalez Iglesias, par ailleurs professeur de philologie antique à l'Université de Salamanque de clore en beauté sa résidence au lycée Berthelot où il a pu découvrir la vitalité culturelle de cet établissement ainsi que comme il l'a déclaré à plusieurs reprises la chance exceptionnelle que constitue pour ses élèves la proximité d'un lieu aussi magique que celui du Channel et de ses divers équipements.

On pourra télécharger en haute définition les montages photos réalisés à l'occasion de cet événement ainsi que l'affiche, en cliquant sur ce lien.

vendredi 24 janvier 2014

DE L'ÉDUCATION À L'ÉDUCASTRATION. ENCORE M.J. MONDZAIN.


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Nous avons récemment fait référence à propos des divers dispositifs mis en place autour de ce qu'on appelle l'éducation culturelle et artistique à la nécessité de ne pas dissocier l'image de la parole si l'on entend réellement contribuer à la naissance d'un sujet libre et non d'un simple consommateur, qu'il soit averti ou non.

Nous proposons aujourd'hui de découvrir ce qu'écrit justement Marie-José Mondzain dans Homo spectator, qui vient de ressortir chez Bayard, au sujet de ce qu'on appelle comiquement, selon elle, l'éducation culturelle ou l'éducation artistique. Le passage que nous citons est tiré du début de la seconde partie de son livre intitulé précisément Une affaire de langue.

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vendredi 10 janvier 2014

TERRITOIRES DE L'IMAGE. NÉCESSITÉ DE LA PAROLE. M.J. MONDZAIN


 Réduite à la simple vision, l'image ne se partage pas. C'est pourquoi nous nous inquiétons de voir tant de plans généreux, tendant de plus en plus à faire intervenir, en direction des territoires, des artistes de tous ordres, continuer à faire l'impasse sur ces formes essentielles d'art que sont la poésie et la littérature.

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dimanche 5 janvier 2014

SAVOIR REGARDER TOUT LE VIVANT IMMENSE: WILLIAM BARTRAM (1739-1823 )

DESSIN_DE_W._BARTRAM_State_Archives_of_Florida.jpgLes débuts d'année traditionnellement voués aux bilans et aux résolutions de tous ordres sont l'occasion pour chacun d'embrasser un temps plus large coloré du regret, certes, de ce que nous aurons malgré tout, laissé à jamais échapper mais de l'espérance aussi que l'espace que nous croyons ouvert à nouveau devant nous, nous permettra, qui sait, de ressaisir un peu de ce que nous avons perdu.

C'est pourquoi nous voudrions revenir aujourd'hui rapidement sur ce gros livre des Voyages de Bartram, que les éditions Corti, en la personne de Fabienne Raphoz et Bertrand Fillaudeau, nous ont offert, lors de leur venue à Calais, en février dernier. Un tel livre de quelques 500 pages, présenté comme une édition naturaliste, ponctué de nombreuses descriptions et de longues listes botaniques a de quoi faire un peu peur. Mais n'aura heureusement pas empêché les excellentes et nombreuses critiques qui en ont rendu compte et dont on pourra lire une partie ici.

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