LES DECOUVREURS

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samedi 8 février 2014

CINQUIÈME BABEL DU LYCÉE BERTHELOT AU CHANNEL

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Les lycéens de Berthelot ont participé une nouvelle fois très nombreux à la cinquième Babel organisée par leur établissement avec le concours de la Scène nationale du Channel dans la merveilleuse salle du Passager réalisée par le Directeur de la célèbre compagnie La Machine, François Delarozière.

Autour des 3 poètes invités: la syrienne Maram Al Masri (Prix des Découvreurs 2011), l'espagnol Juan Antonio Gonzalez Iglesias et la française Edith Azam plus d'une cinquantaine d'élèves ont lu avec la complicité de certains de leurs professeurs des textes en anglais, en latin, en italien et bien sûr en espagnol tandis que d'autres ont pu lire quelques-uns de leurs textes propres. Plus de 150 de leurs camarades étaient présents pour constituer un public qui les a chaudement encouragés.

Cette Babel, réalisée avec le soutien financier de la Région Nord-Pas-de-Calais, a aussi été l'occasion pour Juan Antonio Gonzalez Iglesias, par ailleurs professeur de philologie antique à l'Université de Salamanque de clore en beauté sa résidence au lycée Berthelot où il a pu découvrir la vitalité culturelle de cet établissement ainsi que comme il l'a déclaré à plusieurs reprises la chance exceptionnelle que constitue pour ses élèves la proximité d'un lieu aussi magique que celui du Channel et de ses divers équipements.

On pourra télécharger en haute définition les montages photos réalisés à l'occasion de cet événement ainsi que l'affiche, en cliquant sur ce lien.

JEAN-CHRISTOPHE BAILLY. DU VERSANT ANIMAL AU VERSANT POÉTIQUE.

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Le 15 février prochain, Alain Finkielkraut recevra dans Répliques, Jean-Christophe Bailly à propos d'un ouvrage paru au cours de l'année qui vient de s'écouler, Le Parti-pris des animaux (Bourgois). Nous y voyons l'occasion de revenir sur un livre plus ancien, paru en 2007, chez Bayard dans la collection dirigée par Suzanne Doppelt, Le rayon des curiosités, Le Versant animal.


C’est un beau livre. Qui parti d’un chevreuil affolé surgissant la nuit sur une route de campagne conduit à nous interroger sur le monde que nous nous préparons : un monde meurtrier aux ciels dénués d’oiseaux, aux mers, aux rivières et aux lacs sans poissons, aux forêts sans tigres et sans loups, où dans la proximité des banquises fondues n’existeraient plus que « des hommes se battant autour des points d’eau ». Jean-Christophe Bailly a le sens du vivant. De l’absolue diversité des formes de la vie qui composent l’infini paysage de l’être dans lequel nous nous mouvons tout à côté des plantes et des bêtes. Il a le sens aussi des menaces que l’arrogance des hommes, leur épaisse inconscience responsables déjà des terribles limitations imposées aux autres espèces, font courir aux équilibres que nous voyons chaque jour davantage se fragiliser autour de nous. Le Versant animal est en fait beaucoup plus qu’un beau livre. C’est un livre essentiel.

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lundi 3 février 2014

GÉNÉROSITÉ DU POÈME. IRRUPTION DE LA MANCHE. JACQUES DARRAS


JACQUES_DARRAS.jpg Du 10 au 14 février prochain les Découvreurs accompagneront le poète Jacques Darras dans un certain nombre d'établissements de l'Académie de Lille. C'est l'occasion pour nous de revenir sur son livre Irruption de la Manche qui, entre autres, permettra sûrement aux jeunes gens de Dunkerque, Calais et Boulogne-sur-Mer qui le recevront, d'apprendre à lire les paysages qu'ils ont sous leurs yeux, avec un regard élargi, capable de leur donner sens au-delà des apparences.

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mercredi 22 janvier 2014

RÉVÉLATION: KALA GHODA. POÈMES DE BOMBAY D'ARUN KOLATKAR.

bombayUne gamine, "un polichinelle dans le tiroir depuis, à vue de nez, sept mois" "cavale comme une gazelle", un jerrycan à la main à la poursuite de la carriole d'un vendeur de kérosène. À l'heure du petit déjeuner, un bossu cul de jatte bat, sur son "skateboard maison" des records de vitesse, "s'envole sur les ralentisseurs" pour coiffer au poteau un "vieux paralytique en fauteuil roulant fabriqué avec deux vélos cannibalisés". "Tel un Démosthène frappadingue", un ivrogne qui se réveille tonne à l'adresse de la ville entière qu'elle n'est qu'un "colossal tas de merde". "Les doigts funambules" d'un aveugle "tressent un lit de corde" qui "se tourne et se retourne dans ses bras" comme s'il apprenait à danser. Tandis qu'un peu plus loin, "tchac-a-boum-tchac-tchac tchac-a-bim-boum-bam" passe la fanfare des lépreux, le Bombay Lepers'Band. On le voit. C'est une sorte de Cour des Miracles que met en scène le poète indien Arun Kolatkar dans ces Poèmes de Bombay que les éditions Gallimard nous font heureusement découvrir grâce au talent de ces deux traducteurs que sont Pascal Aquien et Laetitia Zecchini. Toutefois cette Cour des Miracles que constitue la population du quartier de Kala Ghoda que notre auteur a observé des années durant, de sa table du Wayside Inn qui lui offrait une vue dégagée sur ce carrefour fréquenté au centre de la métropole indienne, n'a rien de l'espace sordide, inquiétant, malfaisant que le roman de Victor Hugo, Notre Dame de Paris, en quête de pittoresque d'époque, a popularisé. (1)

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dimanche 5 janvier 2014

SAVOIR REGARDER TOUT LE VIVANT IMMENSE: WILLIAM BARTRAM (1739-1823 )

DESSIN_DE_W._BARTRAM_State_Archives_of_Florida.jpgLes débuts d'année traditionnellement voués aux bilans et aux résolutions de tous ordres sont l'occasion pour chacun d'embrasser un temps plus large coloré du regret, certes, de ce que nous aurons malgré tout, laissé à jamais échapper mais de l'espérance aussi que l'espace que nous croyons ouvert à nouveau devant nous, nous permettra, qui sait, de ressaisir un peu de ce que nous avons perdu.

C'est pourquoi nous voudrions revenir aujourd'hui rapidement sur ce gros livre des Voyages de Bartram, que les éditions Corti, en la personne de Fabienne Raphoz et Bertrand Fillaudeau, nous ont offert, lors de leur venue à Calais, en février dernier. Un tel livre de quelques 500 pages, présenté comme une édition naturaliste, ponctué de nombreuses descriptions et de longues listes botaniques a de quoi faire un peu peur. Mais n'aura heureusement pas empêché les excellentes et nombreuses critiques qui en ont rendu compte et dont on pourra lire une partie ici.

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mercredi 18 décembre 2013

RECONNAITRE SA SINGULARITÉ AVEC LES ÉLÈVES DU LYCÉE BLAISE PASCAL DE LONGUENESSE

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Eveiller, au contact de la diversité des oeuvres poétiques, à la mirifique conjugaison comme l'écrit Jean-Christophe Bailly, du verbe être dans le monde, faire comprendre à chacun sa singularité, sa différence, sans oublier tout ce qu'on possède de commun avec les autres, tel est, répétons le, l'un des objectifs des Découvreurs.

Et c'est ce que nous avons tenté avec apparemment toujours la même écoute attentive et surprise de faire comprendre aux élèves de la 1ère S de Madame Page, au cours de l'intervention que nous venons de réaliser au lycée Blaise Pascal de Longuenesse dans le cadre de leur participation au Prix des Découvreurs.

Le Moine Lisant San Lorenzo Maggiore NAPLESCela aura aussi été l'occasion d'insister, à travers le commentaire de quelques images de lecteurs, prises à travers les âges, sur le fait que chaque lecture nous engage aussi de façon singulière, pris que nous sommes entre le désir de comprendre ce que l'auteur a voulu dire et le désir de nous abandonner au plaisir que parfois nous procure le texte. Entre l'image du moine qui cherche dans les Ecritures, à percer le secret de la Parole divine et la lectrice de Magritte toute soumise à l'emprise de ses émotions, il y a place pour une lecture par laquelle se construit plus en profondeur notre personnalité.

Une lecture par laquelle chacun tenterait, comme le montre Marielle Macé dans son livre ''Façons de lire, manières d'être'', de s'ouvrir le plus possible à la puissance de suggestion et de résonance du texte tout en s'efforçant de lui donner sens par rapport à ses propres interrogations.

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