LES DECOUVREURS

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samedi 22 mars 2014

POURQUOI NOUS DEVONS LIRE BORIS GAMALEYA .

 Les éditions de l'Amandier nous ont récemment fait parvenir la dernière publication du grand poète réunionnais, Boris Gamaleya, Le Bal des hippocampes. Bien qu'âgé de plus de 80 ans et présentant à son actif de nombreux ouvrages, ce poète qui a pourtant fait l'objet, en 2004, d'un colloque international à l'initiative de l'UFR de Lettres de Nice, sous la responsabilité de Patrick Quillier, est encore largement méconnu, je ne dis pas du grand public qui s'intéresse toujours aussi peu à la poésie de son époque, mais du milieu même des poètes qui trouveraient cependant dans son œuvre de quoi confirmer en profondeur l'importance et la nécessité de leur engagement.

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vendredi 21 février 2014

DE LA DIGNITÉ OU DE L'IDENTITÉ DE L'HOMME ? PIC DE LA MIRANDOLE.

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En cette période où de dangereux conglomérats d'individus prétendent avec l'appui irresponsable de certains politiques faussement ou réellement incultes réassigner à chacun la place "naturelle" qu'il est sensé occuper dans l'ordre du social, peut-être que rappeler ici le beau texte d'une des figures marquantes de notre Renaissance européenne ne sera pas superflu.

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samedi 8 février 2014

JEAN-CHRISTOPHE BAILLY. DU VERSANT ANIMAL AU VERSANT POÉTIQUE.

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Le 15 février prochain, Alain Finkielkraut recevra dans Répliques, Jean-Christophe Bailly à propos d'un ouvrage paru au cours de l'année qui vient de s'écouler, Le Parti-pris des animaux (Bourgois). Nous y voyons l'occasion de revenir sur un livre plus ancien, paru en 2007, chez Bayard dans la collection dirigée par Suzanne Doppelt, Le rayon des curiosités, Le Versant animal.


C’est un beau livre. Qui parti d’un chevreuil affolé surgissant la nuit sur une route de campagne conduit à nous interroger sur le monde que nous nous préparons : un monde meurtrier aux ciels dénués d’oiseaux, aux mers, aux rivières et aux lacs sans poissons, aux forêts sans tigres et sans loups, où dans la proximité des banquises fondues n’existeraient plus que « des hommes se battant autour des points d’eau ». Jean-Christophe Bailly a le sens du vivant. De l’absolue diversité des formes de la vie qui composent l’infini paysage de l’être dans lequel nous nous mouvons tout à côté des plantes et des bêtes. Il a le sens aussi des menaces que l’arrogance des hommes, leur épaisse inconscience responsables déjà des terribles limitations imposées aux autres espèces, font courir aux équilibres que nous voyons chaque jour davantage se fragiliser autour de nous. Le Versant animal est en fait beaucoup plus qu’un beau livre. C’est un livre essentiel.

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vendredi 24 janvier 2014

DE L'ÉDUCATION À L'ÉDUCASTRATION. ENCORE M.J. MONDZAIN.


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Nous avons récemment fait référence à propos des divers dispositifs mis en place autour de ce qu'on appelle l'éducation culturelle et artistique à la nécessité de ne pas dissocier l'image de la parole si l'on entend réellement contribuer à la naissance d'un sujet libre et non d'un simple consommateur, qu'il soit averti ou non.

Nous proposons aujourd'hui de découvrir ce qu'écrit justement Marie-José Mondzain dans Homo spectator, qui vient de ressortir chez Bayard, au sujet de ce qu'on appelle comiquement, selon elle, l'éducation culturelle ou l'éducation artistique. Le passage que nous citons est tiré du début de la seconde partie de son livre intitulé précisément Une affaire de langue.

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samedi 21 décembre 2013

BAUDELAIRE, MUTINERIES, NÖEL

ANDRE_LOEZ_LES_REFUS_DE_LA_GUERRE_GALLIMARD.jpgTout vrai lecteur le sait. À l'intérieur de soi, c'est tout un jeu de configurations et de reconfigurations qui se produit durant le temps de la lecture. Là s'échangent des temporalités. Des situations. Des préoccupations. Celles bien entendu de l'ouvrage et des récits qu'il met en œuvre. Celles aussi qui nous sont propres et qu'aucune lecture même la plus captivante n'est en mesure de suspendre totalement.

Il en résulte parfois des mises en relation surprenantes.

Lisant le très important livre d'André Loez sur les mutins de 1917, que nous ne saurions trop conseiller en prévision des commémorations tous azimuts à venir, tandis que nous subissions la terrible pression commerciale correspondant à ce que Baudelaire appelait déjà dans les Petits Poèmes en Prose, l'"explosion du nouvel an", quelque chose en nous, malgré l'évidente différence des matières, malgré le caractère paradoxal et même possiblement choquant de leur rapprochement, nous enjoignait à chercher ce que ces refus de la guerre étudiés de façon si attentive par l'historien, un peu dans la lignée des préconisations du Michel de Certeau de l'Invention du quotidien, s'efforçaient aussi de nous faire entendre sur notre propre attitude à l'égard de ce qu'il est possible de considérer aujourd'hui comme l'obligation sociale de fête.

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mercredi 18 décembre 2013

RECONNAITRE SA SINGULARITÉ AVEC LES ÉLÈVES DU LYCÉE BLAISE PASCAL DE LONGUENESSE

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Eveiller, au contact de la diversité des oeuvres poétiques, à la mirifique conjugaison comme l'écrit Jean-Christophe Bailly, du verbe être dans le monde, faire comprendre à chacun sa singularité, sa différence, sans oublier tout ce qu'on possède de commun avec les autres, tel est, répétons le, l'un des objectifs des Découvreurs.

Et c'est ce que nous avons tenté avec apparemment toujours la même écoute attentive et surprise de faire comprendre aux élèves de la 1ère S de Madame Page, au cours de l'intervention que nous venons de réaliser au lycée Blaise Pascal de Longuenesse dans le cadre de leur participation au Prix des Découvreurs.

Le Moine Lisant San Lorenzo Maggiore NAPLESCela aura aussi été l'occasion d'insister, à travers le commentaire de quelques images de lecteurs, prises à travers les âges, sur le fait que chaque lecture nous engage aussi de façon singulière, pris que nous sommes entre le désir de comprendre ce que l'auteur a voulu dire et le désir de nous abandonner au plaisir que parfois nous procure le texte. Entre l'image du moine qui cherche dans les Ecritures, à percer le secret de la Parole divine et la lectrice de Magritte toute soumise à l'emprise de ses émotions, il y a place pour une lecture par laquelle se construit plus en profondeur notre personnalité.

Une lecture par laquelle chacun tenterait, comme le montre Marielle Macé dans son livre ''Façons de lire, manières d'être'', de s'ouvrir le plus possible à la puissance de suggestion et de résonance du texte tout en s'efforçant de lui donner sens par rapport à ses propres interrogations.

samedi 14 décembre 2013

PIERRE GARNIER: UNE LIBERTÉ EN MOUVEMENT

extrait-louanges.jpg Peut-être qu'on ne voit pas assez comment tout le génie de la culture consiste aussi à emprisonner les choses dans les mots, les mots dans les idées. Les idées dans les systèmes. Le tout s'abâtardissant finalement dans le prêt à penser aujourd'hui de l'industrie politico-culturelle qui permet à chacun ce luxe de pouvoir affirmer librement et hautement des opinions fabriquées en dehors de lui.

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jeudi 7 novembre 2013

PRATIQUER AUTREMENT LA LECTURE: POUR UN VAGABONGAGE

Il y a quelque chose du cheminement curieux, aventureux, profondément passionnel, mis en oeuvre par la découverte en voyage d'une ville étrangère, dans la lecture du texte littéraire. Principalement du texte poétique, cet espace signifiant, toujours un peu dépaysant qui constitue par rapport aux pratiques bien ancrées, situables, de la communication ordinaire, un ailleurs déroutant, remuant, de la langue.

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