LES DECOUVREURS

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lundi 31 août 2015

RENTREE DES DECOUVREURS


RENTREE.jpgCette année encore, LES DÉCOUVREURS se proposent d’accompagner les enseignants dans leur recherche d’actions originales, créatrices à la fois de sens et de valeurs, autour de la littérature vivante.

PROPOSITIONS DE RENTRÉE

Prix des Découvreurs 2015-2016
COUVERTURES_DECOUVREURS_15-16.jpgIl s’ouvre largement à l’international avec les ouvrages, en édition bilingue, d’un poète chinois et d’une poète irlandaise. Signalons aussi celui d’une poète syrienne, Fadwa Souleimane qui réfugiée en France tente de mettre des mots sur l'expérience profonde qu'elle a du conflit qui ensanglante son pays depuis de nombreuses années.
Le Dossier comme d’habitude très riche peut être téléchargé directement en quelques minutes ici

Les extraits illustrés contenus dans ce dossier offrent de nombreuses possibilités d’exploitation dans les classes même pour celles qui ne participeraient pas à l’ensemble de l’opération.

Découvrir un poète contemporain :
COUVERTURE_ARIANE.pngÀ la demande des Découvreurs, Ariane Dreyfus, a accepté de réaliser un choix de textes à partir des livres qu'elle a publiés chez divers éditeurs. Le livre comprend également un certain nombre d'inédits à paraître prochainement chez Flammarion. Chacune des diverses sections est précédée par de courts commentaires et quelques notes terminales en éclairent l'intention.
Les Découvreurs proposent aux professeurs qui voudraient profiter de cet ouvrage pour faire travailler leurs élèves sur un des poètes contemporains les plus appréciés d'aujourd'hui, de rencontrer l'auteur et d'échanger directement avec elle.
De manière à ce que les élèves puissent disposer chacun d'un ouvrage qui pourrait devenir leur tout premier livre de poésie écrit par un auteur vivant, les Découvreurs offriront aux établissements qui financeront notre venue en compagnie de l'auteur, la possibilité d'intégrer dans le coût des interventions, celui des livres, calculé à prix coûtant.
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Paysages de la Grande Guerre à partir de l’oeuvre de Gisèle Bienne :
PAYSAGE_GUERRE.jpgSuite au projet proposé par le lycée Berthelot de Calais, qui s’est vu décerner le Label de la Mission du Centenaire, nous publions le Dossier d’accompagnement qui peut servir à travailler de façon originale sur les traces de la guerre 14-18.
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Voir aussi nos extraits du roman de Dorgelès, Le Réveil des morts sur l’aventure de la reconstruction

samedi 30 mai 2015

BÊTES FÉROCES DE L'ESPOIR


COUV_BOGOLAN.pngIl n'est jamais facile de parler bien d'un vrai livre de poèmes. Ou bien on le ramène à ses thématiques, on en dégage le discours, on en réécrit le roman et cela n'a plus rien à voir avec la matière générique sensible dont il procède; ou bien on pointe des influences, des intentions, décrit des formes et cela souvent ne dit plus rien de la nature traversante du texte qui n'atteint son lecteur que par sa résonnance. N'agit que par son retentissement.

Avec le Bogolan de Julien Delmaire on n'échappera pas cependant à la nécessité comme le fait sa quatrième de couverture d'indiquer que les quarante petits tableaux dont est réalisé l'ouvrage composent finalement l'histoire d'un africain qui revenu des mirages de l'Europe et de retour au pays natal, se redécouvre étranger dans le quartier de la grande ville où il a passé sa jeunesse.

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samedi 16 mai 2015

GISÈLE BIENNE: NOUS DEMEURONS DANS LES MOTS.

LA_BRULURE.jpgElle pense qu'il fait bon, qu'il existe des joies pures, des instants d'enchantement. Elle pense qu'elle retrouvera la chaleur des vraies soirées, l'ivresse des vrais baisers.
Oserai-je avancer que c'est en rappelant à notre conscience l'image d'une existence possiblement vivifiée d'énergies et de présences heureuses, que la littérature et l'art en général remplissent l'une de leurs fonctions parmi les plus profondes. Et nécessaires. Qui est de dire non pas la vérité du monde. Mais la possibilité malgré tout de sa beauté. D'en provoquer toujours chez nous l'attente.

Cela ne va pas sans la reconnaissance bien entendu de sa cruauté diffuse. De l'ensemble des imbéciles conjurations par lesquelles nous trouvons à rendre notre vie un peu moins supportable. De la dénonciation aussi des multiples et toujours plus complexes machineries que des organisations sans scrupules à chaque étage de notre société mettent au service de leurs seuls intérêts nous réduisant alors à désespérer chaque jour davantage d'un progrès véritable de l'homme.

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samedi 11 octobre 2014

DU POUVOIR ET DE L'IMPUISSANCE DES MOTS.

A._BOURGAIN.jpgLibre de l’obscure menace d’un étroit tombeau. On ne sait d’où vient cette phrase qu’on lit sur l’une des plaques scellées aux murets de ciment bas qui entourent pas trop joliment à Boulogne-sur-Mer, le Calvaire des marins qui domine le port. Une belle herbe dense régulièrement entretenue repose d’abord les yeux, jette en direction de l’horizon sa grande nappe végétale qui fait paraître en contrebas de la falaise, le sable plus tranquille, l’eau dans le ciel plus calme.

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mercredi 13 août 2014

MUSÉES METZ. CERTES PAS QUE POMPIDOU !

OLYMPUS DIGITAL CAMERA C’est entendu. Les musées ne sont que des prisons. Pire : de vastes cimetières d’œuvres mortes. Et notre époque est à cet égard nécrophile qui vient y jeter par troupeaux de plus en plus considérables ces forçats culturels qui en rendent d’ailleurs la visite trop souvent insupportable.

Le complexe de musées de Metz, dits de la Cour d’or, échappe heureusement encore à ces foules sérieuses, conditionnées, auxquelles on n’a pas encore imposé de se perdre dans ces deux kilomètres et demi de salles. Dans ce peu banal enchâssement de musées remarquables, à condition qu’on s’y rende sans attente particulière et surtout, répétons le, sans y être porté par le sentiment de redoutable obligation qui semble désormais de règle, rien n’empêche donc l’esprit, la curiosité étonnée et active de redonner de la vie, une autre vie mais de la vie quand même et pour soi, à ces adoucis, raccourcis, voire déloyaux, dépôts du temps qui, comme disait naguère l’idiotie collective, quelque part toujours, nous interpellent.

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vendredi 11 juillet 2014

VOYAGES À SAINT-MAUR DE JEAN-LOUIS GIOVANNONI.


VOYAGES_A_SAINT_MAUR.jpg"Mon enfance fait partie de ces choses dont je sais que je ne sais pas grand-chose. Elle est derrière moi, pourtant elle est le sol sur lequel j'ai grandi, elle m'a appartenu, quelle que soit ma ténacité à affirmer qu'elle ne m'appartient plus. J'ai longtemps cherché à détourner ou à masquer ces évidences, m'enfermant dans le statut inoffensif de l'orphelin, de l'inengendré, du fils de personne. Mais l'enfance n'est ni nostalgie, ni terreur, ni paradis perdu, ni Toison d'Or, mais peut-être horizon, point de départ, coordonnées à partir desquelles les axes de ma vie pourront trouver leur sens. Même si je n'ai pour étayer mes souvenirs improbables que le secours de photos jaunies, de témoignages rares et de documents dérisoires, je n'ai pas d'autre choix que d'évoquer ce que trop longtemps j'ai nommé l'irrévocable; ce qui fut, ce qui s'arrêta, ce qui fut clôturé: ce qui fut sans doute, pour aujourd'hui ne plus être, mais ce qui fut aussi pour que je sois encore."

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mercredi 16 avril 2014

14-18. JACQUES DARRAS. PORTER UN REGARD LUCIDE SUR NOTRE CIVILISATION.

Je-sors-enfin-du-bois-de-la-gruerie.jpgPas plus que le grand poète américain Walt Whitman, dont il reçut tôt la révélation capitale, Jacques Darras n'a l'habitude de poser le doigt sur sa bouche. Et le chant de lui-même ( Song of myself) dont sa poésie procède n'est pas celui d'un moi étriqué, défensif , réfugié dans le pré-carré d'une écriture qui ne voudrait plus rien apprendre d'elle. C'est une sorte de puissant courant intérieur, de souffle qui à la façon de son illustre aîné se propose d'arracher les verrous des portes, arracher même les portes de leurs gonds.

''Irruption de la Manche'', le précédent livre de Jacques Darras, se plaçait dans la perspective immensément étendue des milliards et des milliards d'années qui ont fait notre monde, défini les paysages que nous contemplons aujourd'hui, ainsi que dans celle infiniment plus courte de la pourtant longue série d'ancêtres bateliers de l'auteur. Chacun pouvait y lire toute la jubilation du poète de se sentir pleinement vivant dans un monde rayonnant des énergies les plus diverses et lointaines.

Avec Je sors enfin du Bois de la Gruerie, Jacques Darras se tourne vers une toute autre généalogie bien moins entraînante, qui n'est plus celle des éléments composant l'univers, celle aussi pour lui, des fleuves et des rivières qui l'ont de si loin porté mais celle de la guerre dont nous commémorons actuellement le centenaire. Une guerre dont il s'attache à mesurer les répercussions certes, mais à partir de laquelle surtout, il entreprend, avec le concours des quelques rares esprits restés en leur temps lucides, de porter sur notre civilisation et les individus qui en procèdent, c'est-à-dire chacun d'entre nous, le diagnostic le plus clairvoyant.

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lundi 24 février 2014

FAUT-IL TOUJOURS PLEURER EURYDICE? CAMILLE LOIVIER. RONDS D'EAU.


CAMILLE_LOIVIER_RONDS_D_EAU.jpg
Sans doute, " une part de ce que l'on ressent entre dans les mots". Mais les mots ne sont pas la vie. Ils n'en sont peut-être que sa direction maladroite. Une façon tâtonnante, hésitante ou comme suspendue, de voyager vers, s'adresser à. Et c'est, je pense, cette forme qu'on pourrait aussi dire "flottante" de transaction toujours un peu secrète, pour reprendre la belle expression de Virginia Woolf, que Camille Loivier, familière de la vieille pensée japonaise de l'impermanence de toute chose, marquée aussi par l'expérience du vide et de la disparition , s'est proposé d'entreprendre dans son dernier recueil, Ronds d'eau.

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samedi 15 février 2014

DE LA POÉSIE À UNE AUTRE ÉCHELLE. JACQUES DARRAS RENCONTRE LES DÉCOUVREURS.

12-02-2014.jpgLes poètes épiques qui se donnent pour ambition d'inviter la totalité du monde à entrer dans leurs vers ne sont pas aujourd'hui, en France, parmi les plus nombreux. Ni ceux qui, à la manière des peintres expressionnistes, conservent l'audace de conférer à leur œuvre les couleurs d'un tempérament puissant, affranchi aussi bien des limites pâlichonnes et des chétives conventions qui font les petits succès actuels du grand nombre que de "l'inane phraseology" de certains esprits supérieurs que dénonçait déjà, vers 1800, l'anglais Wordsworth. C'est néanmoins en la personne de l'auteur d'Irruption de la Manche, un poète robuste, fortifiant, capable de magnifier le monde que les jeunes Découvreurs de quatre grands lycées du littoral de la Côte d'Opale viennent d'avoir la chance de rencontrer pour plonger avec lui dans un profond et revitalisant bain de temps.

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vendredi 31 janvier 2014

ÉCRIRE DANS L'AMITIÉ DES LIVRES. DOUCEUR DU CERF DE MARIE HUOT.


DOUCEUR_DU_CERF.jpgEcrire dans les marges d'une œuvre, comme se l'est proposé Marie Huot dans Douceur du cerf, est une entreprise risquée. A fortiori si cette œuvre présente l'ampleur écrasante et la diversité de celle d'un romancier comme Jean Giono qui, de Colline, son premier roman publié, à l'Iris de Suse, son dernier, voire à Dragoon qu'il a laissé inachevé, a multiplié les personnages, les formes, les perspectives et même les époques, à travers une écriture qu'il a voulu jusqu'au bout en permanente invention.

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mercredi 22 janvier 2014

RÉVÉLATION: KALA GHODA. POÈMES DE BOMBAY D'ARUN KOLATKAR.

bombayUne gamine, "un polichinelle dans le tiroir depuis, à vue de nez, sept mois" "cavale comme une gazelle", un jerrycan à la main à la poursuite de la carriole d'un vendeur de kérosène. À l'heure du petit déjeuner, un bossu cul de jatte bat, sur son "skateboard maison" des records de vitesse, "s'envole sur les ralentisseurs" pour coiffer au poteau un "vieux paralytique en fauteuil roulant fabriqué avec deux vélos cannibalisés". "Tel un Démosthène frappadingue", un ivrogne qui se réveille tonne à l'adresse de la ville entière qu'elle n'est qu'un "colossal tas de merde". "Les doigts funambules" d'un aveugle "tressent un lit de corde" qui "se tourne et se retourne dans ses bras" comme s'il apprenait à danser. Tandis qu'un peu plus loin, "tchac-a-boum-tchac-tchac tchac-a-bim-boum-bam" passe la fanfare des lépreux, le Bombay Lepers'Band. On le voit. C'est une sorte de Cour des Miracles que met en scène le poète indien Arun Kolatkar dans ces Poèmes de Bombay que les éditions Gallimard nous font heureusement découvrir grâce au talent de ces deux traducteurs que sont Pascal Aquien et Laetitia Zecchini. Toutefois cette Cour des Miracles que constitue la population du quartier de Kala Ghoda que notre auteur a observé des années durant, de sa table du Wayside Inn qui lui offrait une vue dégagée sur ce carrefour fréquenté au centre de la métropole indienne, n'a rien de l'espace sordide, inquiétant, malfaisant que le roman de Victor Hugo, Notre Dame de Paris, en quête de pittoresque d'époque, a popularisé. (1)

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vendredi 17 janvier 2014

CAR TOUTE PEINE EST SUPPORTABLE DANS LA CLARTÉ.


MOTHERWELL_Elegy34.jpgPourquoi travailler à mettre ses émotions en mots? N'est-ce pas suffisant de les vivre, tout simplement? Surtout si elles sont douloureuses. Et qu'on sait l'écriture impuissante.
Un poème a t'il jamais ramené personne à la vie?

Questions pertinentes auxquelles il est nécessaire d'apporter des réponses à la fois claires et constructives. C'est à cela que s'est employé le poète Olivier Barbarant face aux lycéens venus l'interroger sur ses Élégies étranglées.

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jeudi 9 janvier 2014

À LA COULEUR AUSSI DE NOTRE ÉPOQUE. ELÉGIES ÉTRANGLÉES D'OLIVIER BARBARANT

Les Découvreurs recevront la semaine prochaine le poète Olivier Barbarant qu'ils accompagneront dans deux établissements du littoral de la Côte d'Opale.
C'est l'occasion pour nous de revenir un peu sur ces Elégies étranglées qui feront l'objet de ses interventions.

Fautrier_La_depouille_1945.jpg

Comme l'affirme le compte rendu que Ludovic Degroote a consacré à l'ouvrage sur POEZIBAO, le livre d'Olivier Barbarant, puisant largement dans la douleur de la disparition, à quelques mois d'intervalle, du père et de la mère, et retraçant, comme il l'écrit, des anecdotes, des souvenirs qui lui appartiennent en propre, semble bien procéder d'une "écriture de l'intime".

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dimanche 5 janvier 2014

SAVOIR REGARDER TOUT LE VIVANT IMMENSE: WILLIAM BARTRAM (1739-1823 )

DESSIN_DE_W._BARTRAM_State_Archives_of_Florida.jpgLes débuts d'année traditionnellement voués aux bilans et aux résolutions de tous ordres sont l'occasion pour chacun d'embrasser un temps plus large coloré du regret, certes, de ce que nous aurons malgré tout, laissé à jamais échapper mais de l'espérance aussi que l'espace que nous croyons ouvert à nouveau devant nous, nous permettra, qui sait, de ressaisir un peu de ce que nous avons perdu.

C'est pourquoi nous voudrions revenir aujourd'hui rapidement sur ce gros livre des Voyages de Bartram, que les éditions Corti, en la personne de Fabienne Raphoz et Bertrand Fillaudeau, nous ont offert, lors de leur venue à Calais, en février dernier. Un tel livre de quelques 500 pages, présenté comme une édition naturaliste, ponctué de nombreuses descriptions et de longues listes botaniques a de quoi faire un peu peur. Mais n'aura heureusement pas empêché les excellentes et nombreuses critiques qui en ont rendu compte et dont on pourra lire une partie ici.

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mercredi 11 décembre 2013

LA GUERRE REND-ELLE FOU ? : LES SOLDATS DE LA HONTE DE J-Y. LE NAOUR

SOLDATS_DE_LA_HONTE.jpg C'est un des multiples avantages des rencontres que nous organisons que de relancer à chaque fois notre curiosité. Pour les livres. Certes. Mais aussi au gré des conversations, des échanges, pour des lieux. Des époques. Des personnes. Des évènements. Des problèmes...

Notre dernière rencontre avec Gisèle Bienne, autour de la Ferme de Navarin, a ainsi été l'occasion de nous souvenir avec elle de bien des lectures que nous avons faites autour de la première guerre mondiale - nous en ferons peut-être un jour la liste - mais aussi de nous décider à nous intéresser de plus près à cette question des "mutilés mentaux" qu'un ancien article relatif au Cimetière des fous de Cadillac (Gironde) nous avait fait, en son temps, découvrir.

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dimanche 8 décembre 2013

DE L'UN À L'AUTRE. GISÈLE BIENNE ET CENDRARS: UNE CONJUGAISON DE MÉMOIRES

C'est le principe de la belle collection imaginée par le regretté J.B. Pontalis, significativement intitulée L'UN ET L'AUTRE, que de raconter des vies, mais des vies recréées, profondément animées par la passion, l'histoire même de ceux qui les racontent.

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