LES DECOUVREURS

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mercredi 21 octobre 2015

LA PAROLE OU LES MOTS : CE QUE SIGNIFIE LA POÉSIE DE CIRCONSTANCE.

Comme le remarque à juste titre Claude Vercey dans un tout récent numéro du magazine numérique qu’il anime, les grandes émotions collectives provoquées par les drames humains dont nous avons été ces derniers temps spectateurs, ont suscité « des vagues de poèmes émus » qui reposent la question de l’engagement du poète face aux tristes réalités de notre temps.

Nous partageons largement le sentiment de notre confrère qui considère comme l’écrivait déjà André Breton dans Misère de la Poésie que cette misérable production est le plus souvent misérablement régressive. Toutefois comme la question mérite quand même d’être approfondie nous croyons intéressant de contribuer un peu à son éclairage en proposant à nos lecteurs de revenir sur quelques–uns des temps forts qui – d’Apollinaire à Mahmoud Darwich - l’ont marquée tout au long de notre siècle passé.

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vendredi 16 octobre 2015

UN POÈTE ET LA GUERRE : GUILLAUME APOLLINAIRE.

AQUARELLE__LAURENCIN.jpg
« Apollinaire depuis 2 mois rumine les cadavres avec Robert, tout le détail hideux des souffrances de guerre, la famine des camps, le froid dans la boue glacée des tranchées. Il «en met», il en ajoute — peut-on en ajouter ? Il n'en veut pas être retiré consolé. Deux mois il barbote dans l'horreur avec Robert, au point que je le blâme de ne vouloir considérer que la souffrance physique et d'y plonger sans trêve. »

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lundi 12 octobre 2015

JOUBARBE DE CAMILLE LOIVIER.


JOUBARBE.jpgIl y a des bêtes vivantes et des animaux morts. Des perruches qui pourraient voler mais ne sortiront pas de leur cage. De l’ivoire qui n’est que du plastique jauni. Des choses lourdes aussi. Pas très belles. Encombrantes. Avec au milieu l’enfance. Qui ne finit jamais. Comme une petite cour. Un simple puits de lumière. Sur quoi s’ouvrent les fenêtres arrière de nos fragiles destinées humaines.

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samedi 30 mai 2015

BÊTES FÉROCES DE L'ESPOIR


COUV_BOGOLAN.pngIl n'est jamais facile de parler bien d'un vrai livre de poèmes. Ou bien on le ramène à ses thématiques, on en dégage le discours, on en réécrit le roman et cela n'a plus rien à voir avec la matière générique sensible dont il procède; ou bien on pointe des influences, des intentions, décrit des formes et cela souvent ne dit plus rien de la nature traversante du texte qui n'atteint son lecteur que par sa résonnance. N'agit que par son retentissement.

Avec le Bogolan de Julien Delmaire on n'échappera pas cependant à la nécessité comme le fait sa quatrième de couverture d'indiquer que les quarante petits tableaux dont est réalisé l'ouvrage composent finalement l'histoire d'un africain qui revenu des mirages de l'Europe et de retour au pays natal, se redécouvre étranger dans le quartier de la grande ville où il a passé sa jeunesse.

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mercredi 15 avril 2015

SÉLECTION 2016 DU PRIX DES DÉCOUVREURS


ROMAN_COLLEGE_ECUIRES.pngNous dévoilons aujourd'hui la sélection du prochain Prix des Découvreurs qui sera attribué fin avril 2016. Nous l'avons placée cette année sous le signe d'une plus grande ouverture encore au monde.
La sélection comprend en effet, pour la première fois 3 ouvrages d'auteurs étrangers: celui de la jeune syrienne, Fadwa Souleimane, celui de l'irlandaise Eawan Boland, celui du chinois Yu Jian. Ces deux derniers étant d'ailleurs proposés en édition bilingue.

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jeudi 9 avril 2015

ARMAND LE POÊTE : PRIX DES DÉCOUVREURS 2015 !


ARMAND_LE_POETE.pngOui. Après avoir couronné plus d'une quinzaine d'ouvrages composés par des poètes parmi les plus estimés de notre temps, nos Découvreurs ont largement choisi cette année de récompenser celui d'Armand le Poête, cet avatar quelque peu dysorthographique de l'écrivain Patrick Dubost !

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mercredi 1 avril 2015

JACQUES DARRAS. TROIS LIVRES.

Inépuisable Jacques Darras. L'auteur d'''Irruption de la Manche'', tout juste après avoir tenté de tirer pour nous les leçons de la grande tuerie de 1914-18 avec ''Je sors enfin du bois de la Gruerie'', fait paraître, coup sur coup, chez différents éditeurs, rien moins que trois nouveaux livres qui, dans leur complémentarité, nous confortent dans l'idée que nous tenons bien avec lui l'un des poètes majeurs, les plus énergisants pour notre temps.

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mardi 24 février 2015

LES DÉCOUVREURS PUBLIENT.


COUV_ET_DE_L_HIVER.jpgConscients de disposer aujourd'hui d'un réseau relativement nombreux d'hommes et de femmes engagés dans la défense d'une poésie bien de son temps qui ne renonce pas- en dépit de la situation misérable qui lui est faîte par les cultures de surface - à s'offrir au partage, les Découvreurs parallèlement à l'important travail de médiation qu'ils mènent depuis de nombreuses années, se sont décidés à créer une petite structure éditoriale dont nous espérons naturellement qu'elle trouvera sa place et sa raison au cœur de nos activités multiples.

Si les deux ouvrages par lesquels nous lançons cette entreprise sont signés d'un même nom, le mien, ce n'est pas que j'aie d'un coup cédé à d'irrésistibles pressions narcissiques, c'est que j'ai honnêtement médité le fait que ces ouvrages par leur complémentarité étaient à même de définir l'esprit de notre engagement, exposer les couleurs que nous entendons donner à notre action qui ne sont ni celles de la connivence excessive qui rassemble autour du vide, ni celles de ces ahurissantes ou étouffantes affirmations de singularité ou de modernité qui excluent aujourd'hui tout le monde.

C'est parce que nous sommes bien convaincus, que le monde que nous contribuons à entretenir par nos pensées d'habitude, nos comportements subornés, nous exile, chaque jour un peu plus de nous-mêmes, nous asphyxie sans que nous nous en rendions compte, que nous attendons de la poésie qu'elle nous fasse, dans un premier temps, bien sentir, éprouver, cette misère, cet hiver intérieur.

Mais que le poème surtout ne s'arrête pas là! Qu'il propose surtout dans sa communicable singularité une autre respiration. Découvre d'autres issues reconnaissables à la parole. Relance toujours davantage en nous cette mystérieuse et généreuse fermentation qui accompagne toute poussée créatrice.

Ainsi s'élargira la vie. La vie enfin rendue. Clarifiée. Immensifiée. La vie toujours à vivre. À dire. Voire à chanter. Par chacun. Inédite.

DECOUVRIR_NOUVELLES_EDITIONS_LD.pdf

vendredi 20 février 2015

JACQUES DARRAS ET LE POÈME D'ACTUALITÉ.

Jacques Darras vient de publier au Castor Astral dans la collection "Les Passeurs d'Inuits", un nouveau livre de poèmes au titre dont il a le secret: Blaise Pascal et moi dans la voie lactée. Comme le savent les lecteurs de ce blog, nous aimons Jacques Darras, pour, entre autres multiples raisons, la générosité de son écriture, la capacité qu'elle a de nous donner une plus vive et large intelligence du monde tout en nous réaccordant, de manière jubilatoire, à la vie.

Dans ce nouvel opus, comme on dit, Jacques Darras, sans rien oublier de la vaste culture dont il se nourrit, ni rien abandonner de ses exigences, nous livre une poésie d'au jour le jour, de primesaut, qui prouve une fois encore la relation étroite que la parole poétique ne peut manquer d'entretenir avec les mille et une sollicitations de l'existence quotidienne. Avec ce qu'on pourrait aussi appeler cette actualité qui n'est toutefois pas celle toute plate et finalement vide des journaux mais celle qui, courant à l'intérieur de nous, bruit, s'amplifie, traverse, emplie qu'elle est de tous ces présents du monde qu'y accueillent conscience et sensibilité, tenues constamment en alerte.

À preuve ce poème écrit suite à une intervention, un lendemain d'élection, au lycée Carnot de Bruay La Buissière :

JACQUES_DARRAS_BRUAY.pdf

mardi 3 février 2015

UNE PENSÉE DE TOUT LE CORPS.

Il y a dans un musée de Londres « la valeur d'un homme » : une longue boîte-cercueil, avec de nombreux casiers, où sont de l'amidon — du phosphore — de la farine — des bouteilles d'eau, d'alcool — et de grands morceaux de gélatine fabriquée. Je suis un homme semblable écrit dans une lettre de 1867 le poète Stéphane Mallarmé à Eugène Lefébure, son ancien condisciple du lycée de Sens, après avoir remarqué qu'a contrario, pour être bien l’homme, la nature se pensant, il faut penser de tout son corps, ce qui donne une pensée pleine et à l’unisson comme ces cordes de violon vibrant immédiatement avec sa boite de bois creux.

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dimanche 25 janvier 2015

OUVERTURE DU POÈME.

Le monde est mon lieu dit le poème. Langage est horizon. C'est par ces deux courtes phrases que Lionel Ray a encadré le livre qu'il vient de publier aux éditions Al Manar, sous le titre De ciel et d'ombre. Pourtant jaillie de l'intériorité, reposant tout entière sur la voix, la voix fragile et forte du frisson et des frémissements, l'œuvre inquiète de Lionel Ray comme je l'écrivais à propos de Matière de nuit ne demeure pas enfermée dans les limites étroites du moi. Elle rappelle au contraire combien dans ses profondeurs intimes la parole poétique est orientée vers l'ouvert et l'accidentel. À quel point, pour elle, les mots sont semblables à des mains. Qui se ferment et s'ouvrent. Impuissantes sans doute à toujours retenir voire à clairement désigner tout cela qui existe et avive. Mais au moins tendues vers.

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dimanche 18 janvier 2015

IMPOSTURES. LES CHAUDRONS FONT DU BRUIT.


Allez, c'est reparti. La grossière bêtise est de retour. À supposer, et c'est se montrer optimiste, qu'elle ait su un seul instant se contrôler. Le pseudo-poète imbécile T. Deslogis sur un site prétendument culturel qui lui confie une partie de son espace, crache sur les poètes qui n'ont pas su, comme lui, se montrer à la hauteur des évènements qui viennent d'endeuiller notre pays. Il suffira aux amateurs d'insanités prétentieuses de lire le grossier tissu de clichés malpropres par lesquels cet individu prétend nous éclairer sur ce qui pourtant devrait susciter la mise en œuvre de toutes les ressources de notre intelligence sensible, pour constater une nouvelle fois que la poésie comme puissance réelle de transformation et d'élargissement du monde a tout à perdre en se prostituant, pour quelques clics ou quelques like aux medias que n'encombre aucun souci d'exigence intellectuelle et artistique. Je m'en suis à plusieurs reprises, je crois, suffisamment expliqué sur ce blog pour qu'il soit utile d'y revenir aujourd'hui.

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dimanche 11 janvier 2015

DIMANCHE 11 JANVIER 2015.


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mercredi 31 décembre 2014

CHANGER LA VIE. L'ARMÉE DES PAUVRES POÈTES.


Réponse au désastre des temps. Invention d'une relation farouchement affranchie avec le grand déconstruit toujours mal reconnu des choses. Sursaut de l'être confronté à l'effondrement manifeste autour de soi des vastes énergies vraies. Manière unique alors de s'éprouver vivant dans un environnement humain devenu mortifère. Sans compter les bonheurs et plaisirs qu'accorde le fait de s'ébattre dans les mots. Se baigner dans la langue. Dans son inépuisable fertilité. Sa constante et merveilleuse prodigalité… Oui tout cela, comme nous le rappelle l'ouvrage que viennent de réaliser Béatrice Bonneville- Humann et Yves Humann en donnant la parole à une vingtaine de poètes, dit bien à quelles nécessités répond toujours aujourd'hui la poésie. Et en quoi elle demeure et demeurera longtemps encore et pour chacun potentiellement indispensable.

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jeudi 4 décembre 2014

POEZIBAO A 10 ANS !

C'est un indispensable. En matière de poésie contemporaine, qu'elle soit française ou étrangère, POEZIBAO, le site exceptionnel créé et animé par Florence Trocmé, est devenu pour celui qui désire découvrir en ligne et s'informer, tout aussi nécessaire que WIKIPEDIA. Depuis sa fondation en 2004 ce sont en effet plusieurs millions de pages qui y auront été consultées. Soit près d'un millier par jour.

Surtout, ce sont plusieurs milliers d'articles pour lesquels Florence aura su, au fil des ans, s'entourer, pour en filtrer le meilleur, des plus fins connaisseurs, pour la plupart eux-mêmes poètes. Car il ne s'agit pas de publier des pages pour publier des pages et d'attirer le visiteur par un effet quantitatif pur. L'attention que Florence Trocmé accorde à la poésie est une attention vraie. Qui, comme le montre aussi son Flotoir, son journal personnel de bord, la porte justement loin des puissants courants transindividuels d'occupation de l'esprit qui cherchent à canaliser chacun de nos contenus de pensée et finissent aujourd'hui par décider de nos choix culturels prétendument les plus libres.

Les Découvreurs souhaitent donc bon anniversaire à POEZIBAO. Et lui disent un grand merci pour avoir tant contribué à maintenir et à développer, dans le contexte si peu favorable que nous connaissons, cette relation profonde, vaste, immergée, avec ce qu'est la poésie prise dans son opacité singulière certes, mais aussi rassemblée, révélée, dans sa capacité unique d'oxygénation et de réappropriation de ce qui fait la vie. La vie toute.

lundi 17 novembre 2014

LIRE NOS CONTEMPORAINS: DÉCOUVRIR LE PROJET I -VOIX DU LYCÉE DE L'IROISE !


Il semble heureusement s'éloigner le vieux temps où l'étude de la poésie pouvait relever dans les classes d'un acharnement herméneutique parfois si implacablement ténébreux qu'il en détournait à tout jamais la plupart des élèves de ce genre pourtant si nécessaire et civilisateur. Aujourd'hui le professeur qui s'emploie moins à tenter de mettre en évidence l'hypothétique intentionnalité de l'œuvre permet davantage à l'apprenti lecteur de s'interroger plus en profondeur sur ce que cette dernière lui fait.

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dimanche 9 novembre 2014

CES POÈMES NE ME LAISSENT PAS DORMIR !


Difficile de faire comprendre parfois que mon attachement au contemporain n'est en rien exclusif d'une profonde admiration que je voue aux grands écrivains du passé. Aussi pensé-je utile aujourd'hui de publier la réaction qu'un texte peut-être un peu rapide d' Antoine Emaz a suscité chez moi il y a quelque temps et que j'avais gardé dans le tiroir par amitié pour ce poète dont je connais par ailleurs si bien, l'ouverture et la profonde sensibilité à la chose poétique.

Je dédie ce billet aux élèves de Catherine Tall que je viens de rencontrer pour parler avec eux des voies et voix si diverses empruntées par la poésie contemporaine. Ainsi qu'aux élèves de Suzanne Sourget et d'Isabelle Vichery qui se sont montrés si accueillants lorsque Gisèle Bienne et moi les avons rencontrés pour évoquer la figure de Blaise Cendrars.

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dimanche 2 novembre 2014

POIDS DE LA POÉSIE ?


DAUMIER_LECTURE_D_UN_POEME.JPGMe trompe-je, ou pour reprendre le célèbre diagnostic jadis posé par le poète anglais Wordsworth dans sa préface aux Lyricals ballads de 1800, un certain nombre de nos poètes tendent aujourd'hui vers une poésie s'affichant de plus en plus comme une mascarade bariolée de tours de passe-passe, (…) de hiéroglyphes et d'énigme? Ne sont-elles pas de moins en moins nombreuses, parmi les voix qui comptent (je ne parle naturellement pas de celles qu'il m'arrive d'étriller pour leur revendicative indigence) celles que semble toujours préoccuper le vœu de Canetti de maintenir ouverts les accès entre les êtres et qui se montrent soucieuses, pour reprendre un mot cette fois de Salah Stetié, de la comestibilité de leur écriture.
Bien entendu, je n'ignore pas que la poésie est une forme particulière et exigeante de parole. Que plus le langage ordinaire, collectif, s'affadit, se délite, se prostitue même sous l'influence des poisons de nos sociétés technico-commerciales dont la visée n'est autre que l'asservissement de chacun au monde devenu marchandise, plus la poésie ne peut s'éprouver que comme une forme active de résistance dont l'écart avec les parlers médiatiques ne peut que s'élargir. Est-il cependant bien normal que tant de poètes, soient aujourd'hui à nos propres oreilles, pourtant attentives, relativement inaudibles. Ou simplement ennuyeux, du fait du caractère trop visiblement fabriqué, inutilement compliqué, un brin prétentieux et surtout émotionnellement affecté ou avare, de leur œuvre.

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mercredi 15 octobre 2014

LA FOLIE-SAVITZKAYA

E._SAVITZKAYA.pngAfin de contribuer à faire découvrir au plus grand nombre et principalement au milieu scolaire des auteurs de notre temps trop souvent ignorés des grands circuits médiatiques nous revenons aujourd'hui sur l'œuvre d'Eugène Savitzkaya qui fut le lauréat de l'édition 2004 du Prix des Découvreurs. Parmi les nombreux livres de cet auteur, nous avons un faible pour Fou trop poli, paru en 2005 aux Éditions de Minuit, dont nous redonnons ici l'article que nous lui avons consacré dans la Quinzaine littéraire.

On trouvera à la fin de cet article un dossier téléchargeable contenant l'entretien que nous avons eu avec l'auteur lors de la remise de son prix ainsi que des liens et quelques extraits d'œuvre.''

Par son caractère foisonnant de tentative d’écriture de toute une vie, Fou, trop poli, peut être si l’on veut, un roman. Mais, par la brièveté ainsi que par la densité des chapitres, c’est aussi de la poésie sans vers. Du théâtre sans représentation. Une autobiographie fuyante. Un pamphlet merveilleux. Un tombeau sans douleur. Une douleur sans tombeau. C’est aussi un jeu presque oulipien avec le vocabulaire où pourtant se reconnaît à chaque pas la riche, bien fumée, personnalité terrestre et terrienne de ce wallon de Liège et de ce bruxellois d’Uccle qu’est Eugène Savitzkaya.

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jeudi 2 octobre 2014

FADWA SOULEIMANE, PREUVE DE LUMIÈRE ET DE NUIT.


A_LA_PLEINE_LUNE_F_SOULEIMANE.jpgÊtre une preuve de lumière et de nuit. Tel serait si l'on en croit le grand poète d'origine syrienne, Adonis, l'état le plus haut de la poésie. Et c'est dans cette perspective, sans doute, qu'il faut lire le livre de sa jeune compatriote Fadwa Souleimane, que les toutes neuves éditions du Soupirail viennent de faire paraître sous le titre A la pleine lune.

Il y a des pays où vivre une vie simple, libre, parmi les siens ne va pas de soi. Où tout conspire au contraire à vous défaire de votre humanité. Vous déposséder du sentiment de votre vérité. Où chaque plongée dans la réalité vous entraîne un peu plus dans l'évidence de l'absurdité et de la folie du monde.

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