LES DECOUVREURS

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Tag - Têtes molles

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mercredi 21 octobre 2015

LA PAROLE OU LES MOTS : CE QUE SIGNIFIE LA POÉSIE DE CIRCONSTANCE.

Comme le remarque à juste titre Claude Vercey dans un tout récent numéro du magazine numérique qu’il anime, les grandes émotions collectives provoquées par les drames humains dont nous avons été ces derniers temps spectateurs, ont suscité « des vagues de poèmes émus » qui reposent la question de l’engagement du poète face aux tristes réalités de notre temps.

Nous partageons largement le sentiment de notre confrère qui considère comme l’écrivait déjà André Breton dans Misère de la Poésie que cette misérable production est le plus souvent misérablement régressive. Toutefois comme la question mérite quand même d’être approfondie nous croyons intéressant de contribuer un peu à son éclairage en proposant à nos lecteurs de revenir sur quelques–uns des temps forts qui – d’Apollinaire à Mahmoud Darwich - l’ont marquée tout au long de notre siècle passé.

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samedi 20 juin 2015

QUE SONT LES GENS ? AURÉLIE FOGLIA.

COUVERTURE_GENS_DE_PEINE.jpgDrôle de mot que le mot gens. Nous nous en servons régulièrement pour désigner les autres. Les anonymer en catégories comme nous aimons faire de tout. Paresseux que nous sommes à distinguer le singulier, l'unique, sous l'étiquette commode des termes génériques. J'ai quant à moi, de plus en plus de difficultés face aux généralisations hâtives. Je déteste entendre parler des hommes en général, des femmes, des jeunes ou bien des flics. Du peuple aussi, bien sûr, pour ne rien dire des français, des arabes et même encore des politiques. Là où d'autres pensent Poésie, j'essaie de penser poèmes. Alors quand on parle devant moi des gens, je me défie de cette apparence de compassion, de cette morgue plus ou moins bien dissimulée, par laquelle parlant des autres, les uniformisant, nous nous régalons de l'illusion de notre souveraine et distincte supériorité.

Ce n'est pas exactement cette attitude que j'ai trouvée à l'œuvre dans le petit livre d'Aurélie Foglia, justement intitulé Gens de peine. Là où l'on pouvait craindre ces irrésistibles coulées de bons sentiments par lesquelles de belles âmes cherchent avant tout à exprimer leur hypocrite et tellement exceptionnelle sensibilité, l'ouvrage d'Aurélie Foglia se propose au contraire de réintégrer chacun de nos egos boursouflés, dans l'ordinaire collectif que nous formons quand même, des compris dans la masse, des promis à la mort qu'à travers la plupart de nos comportements, héros piètres, affolés à la perspective des gloires les plus infimes, nous nous refusons à être.

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dimanche 18 janvier 2015

IMPOSTURES. LES CHAUDRONS FONT DU BRUIT.


Allez, c'est reparti. La grossière bêtise est de retour. À supposer, et c'est se montrer optimiste, qu'elle ait su un seul instant se contrôler. Le pseudo-poète imbécile T. Deslogis sur un site prétendument culturel qui lui confie une partie de son espace, crache sur les poètes qui n'ont pas su, comme lui, se montrer à la hauteur des évènements qui viennent d'endeuiller notre pays. Il suffira aux amateurs d'insanités prétentieuses de lire le grossier tissu de clichés malpropres par lesquels cet individu prétend nous éclairer sur ce qui pourtant devrait susciter la mise en œuvre de toutes les ressources de notre intelligence sensible, pour constater une nouvelle fois que la poésie comme puissance réelle de transformation et d'élargissement du monde a tout à perdre en se prostituant, pour quelques clics ou quelques like aux medias que n'encombre aucun souci d'exigence intellectuelle et artistique. Je m'en suis à plusieurs reprises, je crois, suffisamment expliqué sur ce blog pour qu'il soit utile d'y revenir aujourd'hui.

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mercredi 31 décembre 2014

CHANGER LA VIE. L'ARMÉE DES PAUVRES POÈTES.


Réponse au désastre des temps. Invention d'une relation farouchement affranchie avec le grand déconstruit toujours mal reconnu des choses. Sursaut de l'être confronté à l'effondrement manifeste autour de soi des vastes énergies vraies. Manière unique alors de s'éprouver vivant dans un environnement humain devenu mortifère. Sans compter les bonheurs et plaisirs qu'accorde le fait de s'ébattre dans les mots. Se baigner dans la langue. Dans son inépuisable fertilité. Sa constante et merveilleuse prodigalité… Oui tout cela, comme nous le rappelle l'ouvrage que viennent de réaliser Béatrice Bonneville- Humann et Yves Humann en donnant la parole à une vingtaine de poètes, dit bien à quelles nécessités répond toujours aujourd'hui la poésie. Et en quoi elle demeure et demeurera longtemps encore et pour chacun potentiellement indispensable.

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lundi 22 septembre 2014

ÉCART OU DE LA FOLLE PRÉTENTION DES POÈTES RATÉS.


UN_POETE_DAUMIER.jpgLes récriminations incessantes des ratés m'excèdent. Parmi elles il en est que je supporte moins encore: celles de ces poètes qui n'ayant rien à dire, rien à nous faire éprouver qu'une profonde commisération pour leur piètre maîtrise, s'offusquent de l'absence d'écho que suscite dans les media leurs œuvres ridicules. Je ne sais qui est ce T. Deslogis dont j'ai découvert il y a quelque temps qu'il nourrissait l'ambition de sauver l'humanité humaine (sic) en publiant chaque jour un poème de sa composition dans un quotidien qui aurait l'intelligence de lui ouvrir enfin ses colonnes! Mais en matière de dénonciation quant au scandale qu'il y a à frustrer le bon Peuple de sa voix immortelle, ce monsieur ne fait pas dans la dentelle et il semble que son obstination tout comme l'aveuglement de certains de ceux à qui il s'adresse, paient: chacun peut désormais régulièrement se délecter sur le site d'une revue dédiée à la culture, d'un poème de M. Deslogis traitant d'une actualité aussi capitale que le fut, par exemple, la récente sortie d'un ouvrage signé par une Dame Trierweiler !

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