LA_BRULURE.jpgElle pense qu'il fait bon, qu'il existe des joies pures, des instants d'enchantement. Elle pense qu'elle retrouvera la chaleur des vraies soirées, l'ivresse des vrais baisers.
Oserai-je avancer que c'est en rappelant à notre conscience l'image d'une existence possiblement vivifiée d'énergies et de présences heureuses, que la littérature et l'art en général remplissent l'une de leurs fonctions parmi les plus profondes. Et nécessaires. Qui est de dire non pas la vérité du monde. Mais la possibilité malgré tout de sa beauté. D'en provoquer toujours chez nous l'attente.

Cela ne va pas sans la reconnaissance bien entendu de sa cruauté diffuse. De l'ensemble des imbéciles conjurations par lesquelles nous trouvons à rendre notre vie un peu moins supportable. De la dénonciation aussi des multiples et toujours plus complexes machineries que des organisations sans scrupules à chaque étage de notre société mettent au service de leurs seuls intérêts nous réduisant alors à désespérer chaque jour davantage d'un progrès véritable de l'homme.