LES DECOUVREURS

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mardi 29 septembre 2015

APRÈS ? LA RAGE !




APRES_REMARQUE.jpgOn connait le livre d’E. M. Remarque À l’ouest, rien de nouveau dans lequel l’auteur évoque, à partir de sa courte expérience du front, de juin 1917 à la fin juillet de la même année, toute l’horreur de ce qui fut problématiquement appelé la Grande Guerre. Il est un livre, beaucoup moins lu, du même auteur, qui mériterait, sûrement, qu’on s’y penche avec autant d’attention : celui dans lequel il évoque le retour du front d’une bande d’anciens camarades d’école normale d’instituteurs que l’épreuve collective qu’ils ont subie, rend impropres à se fondre, pour la plupart d’entre eux, dans le moule retrouvé d’une société qu’ils ne reconnaissent plus et qu’ils découvrent très éloignée des valeurs et des comportements que la guerre a suscités chez eux.

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mercredi 15 avril 2015

SÉLECTION 2016 DU PRIX DES DÉCOUVREURS


ROMAN_COLLEGE_ECUIRES.pngNous dévoilons aujourd'hui la sélection du prochain Prix des Découvreurs qui sera attribué fin avril 2016. Nous l'avons placée cette année sous le signe d'une plus grande ouverture encore au monde.
La sélection comprend en effet, pour la première fois 3 ouvrages d'auteurs étrangers: celui de la jeune syrienne, Fadwa Souleimane, celui de l'irlandaise Eawan Boland, celui du chinois Yu Jian. Ces deux derniers étant d'ailleurs proposés en édition bilingue.

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jeudi 4 décembre 2014

POEZIBAO A 10 ANS !

C'est un indispensable. En matière de poésie contemporaine, qu'elle soit française ou étrangère, POEZIBAO, le site exceptionnel créé et animé par Florence Trocmé, est devenu pour celui qui désire découvrir en ligne et s'informer, tout aussi nécessaire que WIKIPEDIA. Depuis sa fondation en 2004 ce sont en effet plusieurs millions de pages qui y auront été consultées. Soit près d'un millier par jour.

Surtout, ce sont plusieurs milliers d'articles pour lesquels Florence aura su, au fil des ans, s'entourer, pour en filtrer le meilleur, des plus fins connaisseurs, pour la plupart eux-mêmes poètes. Car il ne s'agit pas de publier des pages pour publier des pages et d'attirer le visiteur par un effet quantitatif pur. L'attention que Florence Trocmé accorde à la poésie est une attention vraie. Qui, comme le montre aussi son Flotoir, son journal personnel de bord, la porte justement loin des puissants courants transindividuels d'occupation de l'esprit qui cherchent à canaliser chacun de nos contenus de pensée et finissent aujourd'hui par décider de nos choix culturels prétendument les plus libres.

Les Découvreurs souhaitent donc bon anniversaire à POEZIBAO. Et lui disent un grand merci pour avoir tant contribué à maintenir et à développer, dans le contexte si peu favorable que nous connaissons, cette relation profonde, vaste, immergée, avec ce qu'est la poésie prise dans son opacité singulière certes, mais aussi rassemblée, révélée, dans sa capacité unique d'oxygénation et de réappropriation de ce qui fait la vie. La vie toute.

lundi 24 novembre 2014

UN IMMENSE APPRENTISSAGE À LA BONNE LECTURE. PÉGUY.

Plutôt que de me laisser aller à dire tout le dégoût que j'éprouve pour une société capable de laisser se diffuser des images comme celles que des promoteurs touristiques ont eu l'indécence de proposer pour inciter les foules envoûtées comme obscurcies d'aujourd'hui à VIVRE comme ils disent l'expérience des tranchées de la Meuse, j'ai préféré, dans le prolongement d'un récent billet consacré à la redécouverte de Charles Péguy, inviter les lecteurs à prendre connaissance du beau passage que le philosophe et sociologue Bruno Latour a consacré à cet auteur si injustement méprisé. Par son intelligence et son total engagement de pensée Charles Péguy a, lui, de quoi nourrir chez ceux qui savent résister aux idées toutes faites et aux embrigadements faciles, de véritables expériences de vie.

J'extrais donc du texte de Bruno Latour que chacun pourra télécharger ici cet intéressant passage qui dans sa partie finale expose une conception vivifiante de la lecture que nous ne saurions trop recommander aussi à nos fidèles Découvreurs de méditer.

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dimanche 9 novembre 2014

CES POÈMES NE ME LAISSENT PAS DORMIR !


Difficile de faire comprendre parfois que mon attachement au contemporain n'est en rien exclusif d'une profonde admiration que je voue aux grands écrivains du passé. Aussi pensé-je utile aujourd'hui de publier la réaction qu'un texte peut-être un peu rapide d' Antoine Emaz a suscité chez moi il y a quelque temps et que j'avais gardé dans le tiroir par amitié pour ce poète dont je connais par ailleurs si bien, l'ouverture et la profonde sensibilité à la chose poétique.

Je dédie ce billet aux élèves de Catherine Tall que je viens de rencontrer pour parler avec eux des voies et voix si diverses empruntées par la poésie contemporaine. Ainsi qu'aux élèves de Suzanne Sourget et d'Isabelle Vichery qui se sont montrés si accueillants lorsque Gisèle Bienne et moi les avons rencontrés pour évoquer la figure de Blaise Cendrars.

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dimanche 2 novembre 2014

POIDS DE LA POÉSIE ?


DAUMIER_LECTURE_D_UN_POEME.JPGMe trompe-je, ou pour reprendre le célèbre diagnostic jadis posé par le poète anglais Wordsworth dans sa préface aux Lyricals ballads de 1800, un certain nombre de nos poètes tendent aujourd'hui vers une poésie s'affichant de plus en plus comme une mascarade bariolée de tours de passe-passe, (…) de hiéroglyphes et d'énigme? Ne sont-elles pas de moins en moins nombreuses, parmi les voix qui comptent (je ne parle naturellement pas de celles qu'il m'arrive d'étriller pour leur revendicative indigence) celles que semble toujours préoccuper le vœu de Canetti de maintenir ouverts les accès entre les êtres et qui se montrent soucieuses, pour reprendre un mot cette fois de Salah Stetié, de la comestibilité de leur écriture.
Bien entendu, je n'ignore pas que la poésie est une forme particulière et exigeante de parole. Que plus le langage ordinaire, collectif, s'affadit, se délite, se prostitue même sous l'influence des poisons de nos sociétés technico-commerciales dont la visée n'est autre que l'asservissement de chacun au monde devenu marchandise, plus la poésie ne peut s'éprouver que comme une forme active de résistance dont l'écart avec les parlers médiatiques ne peut que s'élargir. Est-il cependant bien normal que tant de poètes, soient aujourd'hui à nos propres oreilles, pourtant attentives, relativement inaudibles. Ou simplement ennuyeux, du fait du caractère trop visiblement fabriqué, inutilement compliqué, un brin prétentieux et surtout émotionnellement affecté ou avare, de leur œuvre.

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dimanche 4 mai 2014

PRIX DES DÉCOUVREURS 2014 AU POÈTE ESPAGNOL JUAN ANTONIO GONZÁLEZ IGLESIAS.

JAGI_AU_CHANNEL_AVEC_ELEVES_LYCEE_BERTHELOT.jpgC'est finalement au poète espagnol Juan Antonio González Iglesias que reviendra le Prix des Découvreurs 2014 pour son livre publié par les éditions Circé, Ceci est mon corps. Les élèves auront reconnu en lui, pour reprendre les mots d'une classe du lycée Charles de Gaulle de Vannes, une poésie chaude, festive, sanguine et érotique...

Ce n'est pas la première fois que les Découvreurs plébiscitent un auteur étranger. En 2002 déjà ils s'étaient portés sur l'œuvre de l'algérien Mohammed Dib. Avant de se déterminer en 2005 sur le merveilleux Exquise Louise du belge Eugène Savitzkaya. En 2011 puis en 2012 c'est la poète d'origine syrienne Maram Al Masri puis la luxembourgeoise Anise Koltz qui remportaient leurs suffrages.

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mercredi 16 avril 2014

14-18. JACQUES DARRAS. PORTER UN REGARD LUCIDE SUR NOTRE CIVILISATION.

Je-sors-enfin-du-bois-de-la-gruerie.jpgPas plus que le grand poète américain Walt Whitman, dont il reçut tôt la révélation capitale, Jacques Darras n'a l'habitude de poser le doigt sur sa bouche. Et le chant de lui-même ( Song of myself) dont sa poésie procède n'est pas celui d'un moi étriqué, défensif , réfugié dans le pré-carré d'une écriture qui ne voudrait plus rien apprendre d'elle. C'est une sorte de puissant courant intérieur, de souffle qui à la façon de son illustre aîné se propose d'arracher les verrous des portes, arracher même les portes de leurs gonds.

''Irruption de la Manche'', le précédent livre de Jacques Darras, se plaçait dans la perspective immensément étendue des milliards et des milliards d'années qui ont fait notre monde, défini les paysages que nous contemplons aujourd'hui, ainsi que dans celle infiniment plus courte de la pourtant longue série d'ancêtres bateliers de l'auteur. Chacun pouvait y lire toute la jubilation du poète de se sentir pleinement vivant dans un monde rayonnant des énergies les plus diverses et lointaines.

Avec Je sors enfin du Bois de la Gruerie, Jacques Darras se tourne vers une toute autre généalogie bien moins entraînante, qui n'est plus celle des éléments composant l'univers, celle aussi pour lui, des fleuves et des rivières qui l'ont de si loin porté mais celle de la guerre dont nous commémorons actuellement le centenaire. Une guerre dont il s'attache à mesurer les répercussions certes, mais à partir de laquelle surtout, il entreprend, avec le concours des quelques rares esprits restés en leur temps lucides, de porter sur notre civilisation et les individus qui en procèdent, c'est-à-dire chacun d'entre nous, le diagnostic le plus clairvoyant.

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vendredi 4 avril 2014

MERCI POUR LES RENCONTRES !


Le mois qui vient de s'écouler s'est montré riche en rencontres. Nous en publions aujourd'hui quelques images-souvenirs que nous voudrions toutefois accompagner d'une courte réflexion sur les enjeux de ces opérations qui nécessitent de la part des divers acteurs un investissement dont on ne mesure ou ne reconnaît pas toujours l'importance.

Ce qu'il y a de positivement passionnant d'abord dans les rencontres c'est cette puissance qu'elles ont de réveiller, chez une importante partie des jeunes à qui elles sont en principe destinées, certaines aspirations engourdies à un monde plus large. À travers l'imprévu d'une parole généralement habitée, la rencontre exerce en effet comme une forme non contraignante et subtile de guidage capable de faire entrevoir à chacun de nouvelles possibilités d'être. De redonner par là une certaine intensité, de l'éclat, aux formes à venir, espérées, de sa vie.

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vendredi 24 janvier 2014

DE L'ÉDUCATION À L'ÉDUCASTRATION. ENCORE M.J. MONDZAIN.


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Nous avons récemment fait référence à propos des divers dispositifs mis en place autour de ce qu'on appelle l'éducation culturelle et artistique à la nécessité de ne pas dissocier l'image de la parole si l'on entend réellement contribuer à la naissance d'un sujet libre et non d'un simple consommateur, qu'il soit averti ou non.

Nous proposons aujourd'hui de découvrir ce qu'écrit justement Marie-José Mondzain dans Homo spectator, qui vient de ressortir chez Bayard, au sujet de ce qu'on appelle comiquement, selon elle, l'éducation culturelle ou l'éducation artistique. Le passage que nous citons est tiré du début de la seconde partie de son livre intitulé précisément Une affaire de langue.

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mercredi 15 janvier 2014

OLIVIER BARBARANT À LA RENCONTRE LES DÉCOUVREURS.


Olivier Barbarant nous a fait le plaisir de venir parler aux découvreurs des lycées Jean-Bart de Dunkerque, Berthelot et Coubertin de Calais.
Voici quelques images de ces rencontres dont une partie s'est déroulée dans la salle attenante à la belle libraire Actes-Sud de la Scène Nationale du Channel.
On y remarquera aussi bien la joie visible de nos jeunes découvreurs que celle de leurs professeurs qui se sont montrés particulièrement sensibles à l'attentive simplicité avec laquelle - nous y reviendrons - l'auteur s'est efforcé d'éclairer pour eux ses choix esthétiques et la nature particulière de son travail.

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Pour voir les photos en haute définition, cliquer sur ce lien.

jeudi 5 décembre 2013

AVEC JEAN-PIERRE SIMÉON: L'ÉDUCATION NATIONALE À CONTRE-SENS ?

JP_SIMEON_BERTHELOT_CALAIS.jpg

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